L'ÉCOLE DE DEMAIN, DÈS AUJOURD'HUI

Les innovations mises en place à L'Ecole ont déjà ÉTÉ mises en avant par les plus grandes personnalités et organismes qui pensent l'éducation et l'école du XXIè siècle

 (World Innovation Summit for Education)

 

2014 – 645 experts du monde entier, du secteur privé et public (enseignants, fondations, entrepreneurs sociaux, gouvernements, administrations publiques, organisations internationales…) se réunissent pour définir l’école de 2030.

 

L’innovation doit se faire à tous les niveaux (technologique, social et pédagogique) pour fonder une éducation holistique.

 

“L’école ne doit plus être un endroit où l’on enseigne aux élèves des connaissances théoriques, mais un environnement social où ils puissent recevoir des conseils, interagir avec leurs pairs et se construire une « boîte à outils » qui les préparera pour la vie professionnelle. Les classes traditionnelles deviendront les futures « salles de réunions » où les étudiants pratiqueront l’apprentissage coopératif”.

 

Les clés :

  • Multi-âge
  • Apprentissage collaboratif
  • Rôle de l’enseignant désormais obsolète -> le “facilitateur d’apprentissage” est là pour écouter, conseiller en fonction des besoins de chacun et trouver les ressources adéquates

 

Une classe traditionnelle de 30 élèves & 1 enseignant devient dès lors une “salle de réunion de 31 apprenants-enseignants”

 

  • Compétences intra & interpersonnelles (habilité à interagir avec les autres, à prendre des décisions, à gérer son temps…) + qu’une accumulation de connaissances
  • Programmes individualisés pour s’adapter aux besoins de chaque étudiant
  • Ecole en ligne… et physique : l’école devient « une structure en réseau dont la classe physique est le nœud »(Sugatra Mitra)

         

Les apprentissages se font via des plateformes en ligne et dans l’espace physique de l’école, à travers les interactions physiques & sociales, pour construire ensemble.

 

(Retrouvez toutes ces informations en infographie & en détails par ici).

 

 

2015 – L’UNESCO a produit un rapport de Recherche&Prospective en éducation pour préparer les apprenants aux compétences et aux aptitudes du XXIe siècle :

“Tout bien considéré, le modèle de « transmission » s’avère totalement inefficace pour enseigner les compétences du XXIe siècle.”

       

Nous devons glisser vers des pédagogies favorisant un apprentissage en profondeur, à travers
 
  • Le passage de l’apprentissage dirigé par l’enseignant à l’apprentissage autodirigé
  • L’enseignement personnalisé et sur mesure pour que leurs apprenants réalisent leur plein potentiel
  • L’apprentissage coopératif
  • Des programmes à dominante interdisciplinaire & qui tiennent compte de la contribution de l’apprenant
 
La même année, l’UNESCO a édité un rapport sur l’éducation à la citoyenneté mondiale, toujours dans la perspective de préparer les apprenants aux défis du XXIè

 

L’école doit aller au-delà de l’acquisition de connaissances et de capacités cognitives afin de développer chez les apprenants des valeurs, des compétences générales et des comportements qui facilitent la coopération internationale et encouragent le changement social, à travers une “pédagogie transformatrice”.

 

Dans un monde globalisé, l’éducation doit donc s’attacher davantage à apporter aux individus, dès leur plus jeune âge, et toute leur vie durant, les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements dont ils ont besoin pour devenir des citoyens informés & engagés, à travers :

 

  • une connaissance approfondie des problèmes mondiaux et des valeurs universelles telles que la justice, l’égalité, la dignité et le respect
  • un jugement critique, systémique et créatif
  • l’empathie et la capacité à résoudre des conflits
  • la capacité de créer des réseaux et interagir avec des personnes de différents milieux, origines, cultures et points de vue
  • la capacité de travailler collectivement et de manière responsable

(Retrouvez le rapport de l’UNESCO sur les apprentissages par ici et sur l’éducation à la citoyenneté par ici.

 

 

Ken Robinson

 

Pour cet expert de l’éducation à la renommée internationale, l’école doit permettre aux enfants de conserver leur créativité naturelle, car c’est une compétence dont ils auront profondément besoin, dans leur vie personnelle et professionnelle.  

L’école doit donc offrir des dispositifs pédagogiques favorisant cette créativité, comme :

  • Le jeu (libre ou à règles), qui est un support puissant d’apprentissage naturel chez l’enfant
  • La réalisation de projets, qui favorisent l’interdisciplinarité et donnent du sens aux apprentissages
  • La culture « maker », à travers notamment « fab labs », ces espaces coopératifs où l’on fabrique des objets grâce, entre autres, aux imprimantes 3D 
  • “La bonne vieille maïeutique”, qui place le questionnement au cœur des cours et place l’enfant en position de chercheur

“Ces approches conduisent à des apprentissages très robustes en langues, en sciences, en mathématiques, etc. Elles induisent en outre beaucoup de discipline et de travail. Ceux qui imaginent que créativité rime avec oisiveté en seront pour leurs frais !”

Extraits tirés de l’interview parue dans Le Monde du 5/09/17 

François Taddei

 

 

Co-fondateur du CRI (Centre de Recherches Interdisciplinaires) en 2005 et ingénieur devenu généticien, F. Taddéi s’intéresse aux nouvelles manières d’apprendre. Il prône une “révolution copernicienne de l’apprentissage”, reposant sur 3 piliers : la transdisciplinarité, la coopération et l’éthique.

 

L’école doit mettre en avant :

  • Transdisciplinarité & coopération pour développer l’intelligence collective = “construire ensemble, faire confiance et avoir l’esprit critique”
  • Esprit scientifique (questionnement & raisonnement), inné chez l’enfant 
  • Apprentissage par le numériquepour le numérique (coder, comprendre comment ça marche) et sans le numérique (apprendre quand déconnecter) 
  • Collectif apprenant : passage d’une logique pyramidale, hiérarchique et d’évaluation (à tous les niveaux jusqu’à l’élève) à une logique de confiance (mentorat), dans une volonté de partage et documentation
  • Réflexivité : s’interroger, prendre du recul sur ce qu’on fait & comment on le fait, pour devenir acteur de sa vie et des crises traversées par la société
  • Développement de l’humain (questionnement, empathie, créativité, vivre-ensemble) là où l’automatisation (des machines, des métiers) ne peut aller
  • Co-construction avec les élèves de leur école et de leurs apprentissages (que faut-il apprendre, et comment ?)

 

Il est mandaté par le Ministère de l’Education Nationale en 2017 pour penser la R&D en éducation et a rendu son rapport sur “la société apprenante”.  

 

Les 10 étapes vers une société apprenante :

  1. Formation initiale et développement professionnel adossé à la recherche
  2. Collectifs ouverts à la recherche de nouvelles solutions
  3. Développement de recherches (comment enseigner & apprendre) en mobilisant toutes les disciplines
  4. Création de 1/3 lieux (liés aux écoles/structures éducatives)
  5. Ouverture de 1/3 lieux numériques (comme un service public de la société apprenante)
  6. Promotion de carnets d’apprenants enrichis à vie (réflexivité et exploration, mutualisation)
  7. Promotion de CLEF (Cadres de Liberté Evolutif et Fécond)
  8. Développement et promotion de l’éthique de l’action (notre société a développé la Techne – technique-, l’Episteme -connaissance- mais a “zappé” la Phronesis -éthique de l’action-)
  9. Création de territoires apprenants (création de réseaux et écosystèmes)
  10. Vers une alliance de recherche de la société apprenante (mutualisation dans nos différentes sociétés)

Retrouvez les interviews de F.Taddéi dans Kaizen (août 2017) & Les Cahiers Pédagogiques (janvier 2010).

 

Le rapport “Vers une société apprenante” est disponible en téléchargement sur cette page